Pastoral de la Santé Eglise Catholique & Société Conférence des évêques de France

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La maladie psychique et la souffrance spécifique

La maladie psychique, souvent mal connue, mal comprise, recouvre des réalités très diverses.
Il faut la distinguer des souffrances psychologiques passagères que chacun peut éprouver au cours de son existence, après un deuil, un échec, un abandon…

Il ne faut pas confondre non plus la personne malade psychique avec la personne handicapée mentale atteinte d’une déficience intellectuelle comme celle due à la trisomie 21.
Le malade psychique, lui, présente habituellement de bonnes capacités intellectuelles, parfois même très importantes.

La maladie psychique évolue souvent par crises. Parmi les signes les plus visibles se situent l’angoisse profonde, les troubles du comportement comme l’agressivité envers l’entourage, la violence vis-à-vis de lui-même, l’anorexie ou la boulimie, les bizarreries, l’excitation, voire le délire, les tendances ou même les tentatives suicidaires.
D’autres signes sont moins visibles, plus insidieux, comme l’apathie, le repli sur soi, la coupure avec le monde extérieur, l’affectivité perturbée, l’enfoncement dans la tristesse.

La personne atteinte de ces troubles souffre profondément.
Généralement, elle n’est pas consciente de ce qui lui arrive, elle nie la maladie, refuse aides et soins. Fréquemment, elle rend responsable de son état son entourage le plus proche.

Les conséquences de la maladie sur l’entourage

La famille s’alarme des signes de la maladie. Elle ne comprend pas ce qui se passe.
A l’angoisse et à la souffrance du malade répondent l’angoisse et la souffrance des proches qui se sentent démunis, fragiles, incompétents et impuissants. Ceci d’autant plus gravement que les périodes où tout va bien et celles où tout va mal peuvent alterner de façon totalement imprévue.
Face au comportement de la personne malade psychique, l’entourage ressent souvent un sentiment de honte qui va l’amener à dissimuler les vrais problèmes, et finalement à se couper du monde extérieur.

Prédomine aussi chez les proches un sentiment de culpabilité, celle de ne pas avoir su voir, de ne pas avoir su agir, d’être responsable de la maladie.
La famille est alors menacée de déstructuration.
Au sein du couple, de fortes tensions peuvent apparaître, parfois attisées consciemment ou non par le malade. Les époux peuvent avoir une perception différente de la maladie et des conduites à tenir et leurs discussions

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